De la peur de l’intelligence artificielle

Article rédigé le par admin

« Chaque fois qu’une machine remplace l’homme dans une de ses tâches, j’ai l’impression que c’est un peu d’humanité qui se perd » écrivait Bernard Lenteric dans Vol avec effraction douce (1991). De tout temps en effet, les hommes ont craint que les machines ne les remplacent totalement dans leur quotidien.

Si jusqu’alors, cette peur ne concernait que les tâches manuelles, elle s’inscrit peu à peu dans un processus de réflexion avec l’irruption de l’intelligence artificielle. Doit-on craindre l’intelligence artificielle ? C’est la question que nos équipes de Skyweb se sont posées. Petit feedback sur nos réflexions communes.

L’intelligence artificielle de plus en plus présente dans notre quotidien

De la crainte imaginaire à l’inquiétude experte

Jusqu’alors, les peurs entourant le remplacement annoncé de l’homme par la machine étaient surtout l’objet de livres ou de films de science-fiction. Mais aujourd’hui, c’est la communauté scientifique, les pontes de l’informatique et des nouvelles technologies qui tirent la sonnette d’alarme en affirmant que nous allons trop loin. Il est vrai que les progrès de l’intelligence artificielle sur les dernières années peuvent paraître inquiétants. Notamment pour la pérennité de certains métiers.

L’IA omniprésente dans notre avenir professionnel

Une récente enquête de Pega System présentait ainsi les différents domaines d’activité qui seront touchés par les progrès de l’intelligence artificielle à court ou moyen terme. Et en lisant de façon détaillée, l’étude, on réalise vite que c’est l’ensemble de la sphère économique qui va être touché : services financiers, assurance, industrie, télécoms et médias, technologie, secteur public, santé et sciences, énergie, voyage, transport et logistique, vente au détail … tout y passe.

Dans les 10, 20 prochaines années l’études prédit des changements radicaux induits par l’intelligence artificielle dans l’ensemble de ces sphères. A court terme, l’étude prévoit une activité d’appui et de soutien pour l’intelligence artificielle. A moyen terme (une vingtaine d’années), l’étude envisage un remplacement pure et simple de l’homme pour l’ensemble de ces sphères d’activité. De quoi s’effrayer ?

De l’optimisme en l’intelligence artificielle

Un bouleversement indéniable dans l’histoire de l’humanité

Chez Skyweb, nous avons tenté d’analyser l’émergence de l’intelligence artificielle avec beaucoup de hauteur. De tout temps en effet, la peur du grand remplacement a été omniprésente dans nos sociétés. L’intelligence artificielle ne doit pas être négligée. Bien au contraire : elle doit être lue comme une nouvelle étape de l’aventure humaine. Toutefois, les craintes qui l’entourent, elles, doivent être relativisées.

Vers la machine pensante

Jusqu’alors, la supériorité de l’homme sur son environnement s’affirmait grâce à son intelligence. « L’homme n’est qu’un roseau. Le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. » écrivait Pascal. Désormais, l’homme crée une nouvelle entité pensante qu’il a lui-même créée de ses mains : la machine. C’est en ce sens que l’irruption de l’intelligence artificielle peut effrayer. Désormais, et avec la naissance de l’IA, l’homme n’aura plus le monopole sur la réflexion, monopole qui le distinguait de l’animal et qui faisait de lui son supérieur.

De la supériorité de l’esprit humain

Toutefois, rien ne saura contrarier l’intelligence humaine. Oui : la peur de l’intelligence artificielle inquiète en ce qu’elle crée un nouvel organe pensant. Mais rien ne saura jamais remplacer l’esprit humain. Plus qu’un concurrent, nous lisons le robot intelligent comme un soutien, un appui, voire un ami.

Aussi, c’est davantage la citation de Jean Delumeau qui nous conviendrait pour résumer notre pensée : « L’homme a la possibilité non seulement de penser. Mais encore de savoir qu’il pense. C’est ce qui le distinguera toujours du robot le plus perfectionné ». Alors qu’il écrivait ces lignes, Jean Delumeau ne connaissait pas l’irruption de l’intelligence artificielle, ni de ses conséquences potentielles. Mais il connaissait les limites de la machine et l’absolu de l’esprit humain.


En lien avec cet article